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Moulay Hafid Elalamy, ministre de l'industrie, a été l’invité de marque du conseil d’administration de la Fédération marocaine des industries du cuir (FEDIC), tenu à distance hier, mardi 16 juin 2020.

Le président de la FEDIC, Hamid Ben Rhrido, lors de son allocution d’ouverture, a remercié le ministre, au nom de l’ensemble des composantes de la FEDIC, régions, filières, commissions et cellule d’animation des écosystèmes du cuir, pour le travail remarquable effectué par les équipes du Ministère durant cette période délicate de la pandémie, et au sein du comité de veille économique mis en place sur orientations et instructions de Sa Majesté le roi que Dieu l’assiste. 

Ensuite, il a énuméré les principales actions menées par la FEDIC pendant cette période: 

  • Mise en place d’un comité de crise composé de membres du Conseil d’administration et de la cellule d’animation. 
  • Accompagnement de proximité au quotidien de l’ensemble du secteur du cuir par email, téléphone, WhatsApp, et visioconférences: guide sanitaire, plan de continuité des activités, informations institutionnelles...
  •  Suivi précis et rigoureux de l’état des fermetures/réouvertures et communication quotidienne de ces données aux équipes du ministère 
  •  Proposition d’un plan de relance à l’issue des résultats d’un sondage réalisé auprès du secteur et des discussions au sein du conseil d’administration.
  • Mise à jour du plan promotionnel AMDIE-FEDIC.
  • Continuité de l’activité: lancement de l’étude stratégique de la chaussure pilotée par le département de la formation professionnelle, réunions Casa-City Shoes…
  • Communication responsable et citoyenne avec la presse nationale.

 

Le président de la FEDIC a précisé que le secteur du cuir a été fortement impacté par la pandémie du Covid-19. Il a sollicité le soutien du ministre afin d’y sauver le maximum d’emplois et de relancer ses différents écosystèmes. Il a ensuite rappelé certaines propositions de relance, d’ordre stratégique, précédemment formulées par la FEDIC:

 

  • Encourager le «made in Morocco» et limiter significativement les importations du secteur pendant un certain moment.
  • Accélérer les projets de zones industrielles lancés: Ain Chegagg et Casa City Shoes et accompagner les entreprises dans leurs investissements
  • Amorcer et accélérer les chantiers de l’amont: abattoirs mécaniques, bourses du cuir, valorisation des peaux de l’Aïd, innovation….
  • Amorcer un plan de passage de l’informel vers le formel à travers une première action pilote d’envergure. 
  • Mise en place d’une école de formation du cuir dont la FEDIC contribuera à la gestion, et ce à l’instar des expériences réussies dans l’automobile, l’aéronautique et le textile (ESITH).

Moulay Hafid El Alami, dans son allocution, s’est dit favorable à ces demandes. Il a insisté sur l’importance de la qualité et de la montée en gamme du produit marocain. «Il est inconcevable qu’on ne puisse pas aujourd’hui fabriquer du cuir et des produits du cuir de très grande qualité, similaires sinon de meilleures qualités que ceux produits dans les pays à vocation et tradition du cuir. Nous mettrons, avec vous, tous les moyens nécessaires et indispensables, sur l’ensemble de la chaîne de valeur du cuir, notamment la partie amont, afin d’arriver à un très bon niveau de qualité de nos produits», a-t-il déclaré.

 

Moulay Hafid El Alami a indiqué également que l’amélioration de la position concurrentielle du secteur du cuir au Maroc est déterminante pour son développement et pour sa capacité à saisir les opportunités qui s’offriront, dans les années à venir, à l’issue des conséquences du Covid-19.

 

«Tous les pays sont en train de revoir leurs politiques de sourcing, nous devons nous positionner afin de mieux saisir les opportunités qui se présenteront», a souligné Moulay Hafid Elalamy. Il a ajouté: «Cette crise que nous avons vécue ces trois derniers mois a montré la grande capacité d’adaptation et de réactivité du tissu industriel marocain, sous les orientations et la vision éclairée de Sa Majesté le roi».

Le ministre a demandé aux industriels du cuir de se préparer sérieusement, en étroite collaboration avec les équipes du ministère de l’Industrie, afin de mettre en place, dans un délai assez court et raisonnable, des process de production décarbonisée. «L’utilisation de l’énergie propre sera l’un des déterminants de la compétitivité de notre secteur du cuir dans les années à venir, c’est une action structurelle qu’il faut amorcer à partir d’aujourd’hui», a conclut le ministre.